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La France au Mali
23 juin, 2017 Leslie Varenne

Intervention de l'IVERIS dans "Désordre mondial" sur la radio Sputnik, une émission animée par Rachel Marsden avec Thiambel Guimbayara, journaliste à la Voix du Mali et Emmanuel Dupuy, Président de l'IPSE.  

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Deux ans après l'accord d'Alger, le Mali en danger
19 juin, 2017 Leslie Varenne

Il y a tout juste deux ans, Le 20 juin 2015, était signé l’Accord d’Alger qui devait ramener la paix et la réconciliation au Mali. Or, cet Accord signé par la République du Mali, les milices pro-gouvernementales (plateforme) et la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) est resté lettre morte. Les tensions sont de plus en plus fortes, comme le montre les derniers événements de Kidal où les milices proches du gouvernement de Bamako s’affrontent avec des éléments proches de la CMA. En prime, après avoir été défaits par l’opération française Serval, les djihadistes maliens se sont réorganisés et agissent désormais jusque dans le Centre et le Sud du pays et contaminent les pays voisins, le Niger et le Burkina. Le nouvel attentat du 18 juin à Bamako n’est donc pas une surprise. Faute de moyens et surtout de volonté politique, ni l’armée malienne, ni la mission des Nations Unies dans ce pays (Minusma), ni l’opération française Barkhane, qui a succédé à Serval, ne parviennent à contenir le phénomène. Pour comprendre la situation malienne, l’IVERIS propose un entretien avec Moussa Ag Assarid, ancien représentant du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) en Europe. 

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CPI : autopsie d'un naufrage judiciaire
22 déc, 2016 Leslie Varenne

Partie I

Plusieurs Etats africains ont annoncé leur retrait de la Cour Pénale Internationale (CPI), il s’agit de l’Afrique du Sud, du Burundi et de la Gambie. La Russie a également décidé de retirer sa signature du traité de Rome, qu’elle n’avait, par ailleurs, pas ratifié. L’hémorragie ne devrait pas s’arrêter là puisque d’autres pays, le Kenya, les Philippines, et l’Ouganda ont déjà fait part de leur intention de claquer la porte de cette Institution. La Namibie, quant à elle, a adopté une position originale, elle reste, mais à une condition : que les Etats-Unis en deviennent membre. Ces départs sont importants ; pour autant, ils ne sont pas responsables de l’état de mort cérébrale dans lequel se retrouve cette juridiction, ils ne sont que la conséquence de l’agonie de cette forme de justice internationale. Si la CPI n’a aucune chance de sortir de l’unité de soins palliatifs dans laquelle elle s’est elle-même installée, c’est avant tout parce que l’idéologie qui l’a portée sur les fonds baptismaux a trépassé. Cette Cour a été fondée pour porter les « nobles idéaux » de ses principaux bailleurs de fonds occidentaux : droits de l’homme, droit d’ingérence, protection des populations civiles avec la Responsabilité de Protéger (R2P). Ces « valeurs », répétées à l’infini et tordues dans tous les sens, se sont révélées être de simples instruments d’une politique internationale au service d’un monde unipolaire. Les conflits de 2011, en Libye et en Côte d’Ivoire, ont dévoilé l’imposture. Quels droits humains ont été préservés alors que les résolutions des Nations Unies n’ont pas été respectées et le droit international bafoué ? Quelles populations ont été protégées par la R2P, pour la première fois mise en œuvre lors de ces deux guerres menées par des coalitions occidentales [1] ? Sûrement pas celles de Duekoué en Côte d’Ivoire ou de Tawergha en Libye. Les secousses telluriques qui traversent le monde actuellement sont dues aux retours de boomerang des conflagrations de 2011. Si les Russes et les Chinois ont, dès octobre 2011, mis leur véto au Conseil de Sécurité au projet de résolution sur la Syrie, c’est parce qu’ils avaient retenu les leçons des conflits libyen et ivoirien. La Syrie a redistribué les cartes, les va-t-en-guerre américains et leurs alliés européens ne décident plus seuls, le monde devient multipolaire et entre de plain-pied dans le 21ème siècle, emportant avec lui l’étendard des « valeurs » occidentales du siècle dernier. La CPI aurait pu sortir de son coma et survivre à ces bouleversements si elle avait su dépasser son rôle d’instrument de « l’approche globale » [2], de gardienne du temple du droit du plus fort et qu’elle était devenue la Cour d’une véritable justice internationale impartiale et efficace. Il n’en est rien...

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Bamako sur Seine
22 nov, 2015 Leslie Varenne

Bamako-novembre 2015

Le Mali, pays sacrifié sur tous les autels, celui du terrorisme, de la souveraineté, de l’assistance et de la condescendance… Le grand peuple mandingue est devenu un grand corps malade, ses plaies mal ou pas cicatrisées se nomment : la colonisation française ; Moussa Traoré, le dictateur pas éclairé ; Nicolas Sarkozy et la coalition qui ont mené la guerre en Libye et transformé ce pays en un gigantesque dégât collatéral ; Amadou Toumani Touré, dit ATT, le Président dont le slogan était « Pour un Mali qui gagne » et qui a fini par détruire ce qu’il restait de l’Etat et de l’armée, il fut balayé en 2012 par un coup d’Etat ; François Hollande, dans son costume de chef de guerre, qui en mars 2013 déclare depuis, ce qu’il considère encore être, la  métropole : « Nous voulons qu’il y ait des élections au Mali à la fin du mois de juillet, et ça, nous serons intraitables là-dessus » ; Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, au pouvoir depuis deux ans et demi seulement et déjà moribond ; François Hollande encore qui apporte « un soutien sans faille » à son ami IBK. A ce stade, ce n’est plus de l’aide, c’est du soin palliatif… 

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