Traduire

Entretiens



La RDC dans une situation exceptionnelle


20 oct, 2017 Leslie Varenne

Eve Bazaïba, secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC) parti de Jean-Pierre Bemba, emprisonné à la Haye depuis neuf ans, a accordé un entretien à l’IVERIS. Elle revient sur la situation politique en RDC et sur les dernières révélations de la CPI.

Lire la suite

Les vraies raisons du dépeçage d'Alstom


10 oct, 2017 Leslie Varenne

Lors d’une conférence, Christian Harbulot, patron de l’École de Guerre Économique a évoqué le cas Alstom, et le rachat de sa branche énergie par General Electric, comme faisant partie de la guerre économique très dure que se livrent les USA et la Chine (1). Effectivement, avant que l’affaire n’éclate, Alstom et Shanghai Electric s’apprêtaient à signer une joint-venture sur le marché des chaudières pour les centrales électriques. Ce partenariat leur aurait permis de devenir le leader mondial dans ce secteur. Par ailleurs, en juillet 2013, Alstom avait signé un accord de partenariat avec le groupe chinois Dongfang concernant des projets de réacteurs nucléaires. Pour comprendre les réelles causes du démantèlement de ce qui était un fleuron de l’industrie stratégique française, l’IVERIS propose un entretien avec Loïk le Floch-Prigent. 

Lire la suite

Le Togo sous haute tension


04 sept, 2017 Leslie Varenne

Le 19 août dernier, des manifestations se sont déroulées dans cinq grandes villes du Togo avec pour revendications, le retour à la constitution de 1992 qui limitait le nombre de mandats présidentiels à deux, et le vote de la diaspora. A elles-seules, ces revendications politiques n’expliquent pas l’importance de ces rassemblements d’une ampleur inégalée depuis 2005. En réalité, dans leur grande majorité, les Togolais souhaitent, tout simplement, le départ du Président Faure Gnassingbé et la fin de cinquante années de règne répressif de la famille Eyadema. Les 6 et 7 septembre prochains, les partis d’opposition organisent de nouvelles démonstrations sur toute l’étendue du territoire. Compte tenu des rapports de force, populaire du côté des manifestants et militaire du côté du pouvoir, ces deux journées sont à hauts risques. Pour décrypter la situation de ce petit Etat d’Afrique de l’Ouest, l’IVERIS propose un entretien avec Brigitte Ameganvi, membre fondatrice de l’association Synergie Togo.  

Lire la suite

Afghanistan : Donald Trump confronté à la réalité


01 sept, 2017 Leslie Varenne

Contrevenant à ses promesses de campagne, Donald Trump annonçait le 21 aout 2017, l’envoi de nouvelles troupes en Afghanistan et expliquait ainsi sa volte-face : « Mon instinct initial était de se retirer, mais les décisions sont très différentes lorsque vous êtes dans le Bureau ovale ». Immédiatement, comme pour toutes les décisions que prend le Président américain, tous les commentateurs, y compris, ceux qui avaient soutenu contre vents et marées toutes les interventions militaires de l’OTAN dans ce pays, se sont moqués de ce revirement, l’accusant de prendre le risque d’entraîner son pays dans une guerre sans fin (1). Pourtant, au regard de la situation actuelle, Donald Trump n’avait pas d’autres choix. Décryptage avec Patricia Lalonde, député européen, spécialiste de l’Afghanistan, un Etat où elle se rend régulièrement depuis 20 ans…

Lire la suite

Deux ans après l'accord d'Alger, le Mali en danger


19 juin, 2017 Leslie Varenne

Il y a tout juste deux ans, Le 20 juin 2015, était signé l’Accord d’Alger qui devait ramener la paix et la réconciliation au Mali. Or, cet Accord signé par la République du Mali, les milices pro-gouvernementales (plateforme) et la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) est resté lettre morte. Les tensions sont de plus en plus fortes, comme le montre les derniers événements de Kidal où les milices proches du gouvernement de Bamako s’affrontent avec des éléments proches de la CMA. En prime, après avoir été défaits par l’opération française Serval, les djihadistes maliens se sont réorganisés et agissent désormais jusque dans le Centre et le Sud du pays et contaminent les pays voisins, le Niger et le Burkina. Le nouvel attentat du 18 juin à Bamako n’est donc pas une surprise. Faute de moyens et surtout de volonté politique, ni l’armée malienne, ni la mission des Nations Unies dans ce pays (Minusma), ni l’opération française Barkhane, qui a succédé à Serval, ne parviennent à contenir le phénomène. Pour comprendre la situation malienne, l’IVERIS propose un entretien avec Moussa Ag Assarid, ancien représentant du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) en Europe. 

Lire la suite

Meurtres en série dans le Kasaï


04 juin, 2017 Leslie Varenne

Depuis le 20 décembre 2016, date de la fin constitutionnelle du mandat du Président Joseph Kabila, la République Démocratique du Congo (RDC) vit une crise politique, sociale et sécuritaire majeure. Pour calmer les Congolais et ne pas risquer un embrasement du pays, le gouvernement a initié des dialogues politiques entre sa majorité et l’opposition. Le 31 décembre 2016, sous l’égide des évêques catholiques, un accord a été signé entre toutes les parties. Selon cet accord, l’élection présidentielle devait se tenir avant la fin 2017, mais il y a fort à parier que cet engagement ne sera pas tenu, aucune date n’ayant été encore annoncée. Si Kinshasa, la capitale, est restée calme malgré les remous politiques, des troubles ont éclaté des de nombreuses provinces : au Nord et Sud Kivu, au Kongo-Central, en Ituri et au Tanganyika. Les événements les plus graves se sont déroulés dans le Kasaï-Central. Depuis août 2016, ces troubles ont fait, selon l'ONU, des milliers de morts, dont 3 300 pour les seuls cinq premiers mois de l’année 2017. Quarante fosses communes ont été mises à jour et plus d’un million de personnes ont été déplacées. 
Pour comprendre les événements qui se déroulent dans le Kasaï, l’IVERIS propose un entretien avec Robert Kongo, correspondant en France du journal kinois, le Potentiel.

Lire la suite

La fragile entente de l’Iran avec Moscou et Washington


04 févr, 2017 Maria Liamtceva

L’année 2016 a vu le retour de l’Iran sur la scène internationale. D’une part, Téhéran a combattu au sein de la coalition aux côtés de la Russie en Syrie. D’autre part, les accords sur le nucléaire iranien ont soufflé un vent chaud sur les relations avec l’occident. Cependant, l’année 2017 s’ouvre sur une note bien différente. Dans cet entretien, Youlia Svechnikova, chargée de recherche à l’Institut d’expertise de l’École des hautes études en sciences économiques à Moscou, analyse les changements potentiels pour l’Iran, liés à la nouvelle administration américaine. Elle explore également la situation régionale de Téhéran dans un Moyen Orient en plein changement.

Lire la suite

Le 21ème siècle sera celui de l’Arctique ou ne sera pas…


08 déc, 2016 Maria Liamtceva

Dans cet entretien, Yelena Stetsko, maître de conférence au département de politique mondiale de la faculté des relations internationales de l’université de Saint-Pétersbourg, revient sur tous les enjeux de la Route Maritime du Nord. La région de l’Arctique se trouve au centre d’intérêts géostratégiques et économiques de nombreux Etats dont l’Asie qui s’y positionne de plus en plus. Malgré les tensions géopolitiques actuelles, les discussions et la coopération entre les Etats-Unis et la Russie au sein du Conseil de l’Arctique se poursuivent.

Lire la suite

Aux sources de l'échec de la coalition contre l'Etat islamique


24 oct, 2016 Leslie Varenne

Entretien avec Fabrice Balanche, agrégé de géographie, ancien directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient à la Maison de l’Orient. Il est actuellement chercheur invité au Washington Institute.

Au cours de l’histoire, il a toujours été mis en place des coalitions et elles remportaient des succès assez rapides. Cette coalition contre l’Organisation de l’Etat islamique (EI), qui comprend les pays occidentaux, les monarchies du Golfe et la Jordanie, obtient des résultats militaires très peu probants. Est-il possible de dire que les causes de cet enlisement sont dues aux divergences sur le futur de la Syrie et de la région ?

La coalition est minée depuis le départ par des dissensions sur les buts de guerre. A la base, au milieu de l’année 2014, cette coalition correspondait à la volonté des Américains de forcer la main des pays du Golfe pour qu’ils acceptent la destruction de l’EI et pas la destruction du régime de Bachar el-Assad. L’Arabie Saoudite finance al-Nosra, (ce groupe lié à al-Qaeda a changé de nom et est devenu Fatah al-Cham), via des groupes intermédiaires, et le Qatar a même financé l’EI jusqu’au printemps 2014 pour nuire à l’Arabie Saoudite puisqu’elle soutient le groupe jihadiste concurrent. Barack Obama a sifflé la fin de la récréation, mais son autorité sur les pétromonarchies du Golfe est limitée. L’Arabie Saoudite et le Qatar sont entrés dans la coalition en trainant les pieds, mais en échange ils ont obtenu le soutien des USA dans leur guerre au Yémen.

Lire la suite

L'avenir de la coopération russo-chinoise


02 oct, 2016 Maria Liamtceva

Entretien avec Yana Leksioutina, docteur en sciences politiques, maître de conférence à la Chaire des études américaines de l’Université d’État de Saint-Pétersbourg.

La coopération russo-chinoise a contribué à la résolution de questions délicates telles que l’évacuation des armes chimiques de Syrie, ou encore à des accords sur le programme nucléaire iranien. S’agit-il de la preuve d’une alliance entre les deux pays ou simplement d’une pragmatique convergence d’intérêts ?

C’est la manifestation de la convergence de leurs intérêts. Ou bien, comme on le dit souvent, de la « similarité » des approches des deux pays vis-à-vis des problèmes internationaux et régionaux. Cette convergence est ressentie sur de nombreuses questions internationales et régionales. Dans le cas de la Chine, on ne peut pas parler de solidarisation  avec quel pays que ce soit. Pékin ne fait qu’agir en accord avec ses propres intérêts. 

Lire la suite

Entretien avec Andrei Ostrovskiy


04 sept, 2016 Maria Liamtceva

Les relations entre la Russie et la Chine se sont renforcées depuis le conflit ukrainien qui a éloigné l’Occident de la Russie. Le tournant de 2014 a provoqué un rééquilibrage des priorités, notamment au niveau économique et sécuritaire. Ce rapprochement se traduit par des actions concrètes comme le financement de projets d’infrastructure et la signature d’un des plus grands contrats énergétiques à hauteur de 400 milliards de dollars. Le rôle de la Chine n’est plus uniquement régional et ses ambitions se matérialisent comme en témoignent les résultats de la banque asiatique d’investissement qui a tenu sa première réunion annuelle à la fin du mois de juin 2016. En outre, les deux pays collaborent dans d’autres forums dont l’organisation de coopération de Shanghai. Sur le plan bilatéral et militaire, la Chine et la Russie ont mené en 2015 un exercice naval majeur.
La Chine cependant maintient une réserve quant à la question de la Crimée et du Donbass. En effet, elle n’a ni condamné ni approuvé la position russe.
Alors que se tient le sommet du G-20 dans la ville chinoise d'Hangzhou, le professeur Andrei Ostrovskiy spécialiste des relations sino-russes et membre de l’académie des sciences russes, livre dans cette interview exclusif son éclairage sur la situation actuelle.

Lire la suite