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Dernières parutions

08 févr, 2017 Leslie Varenne - Note de voyage

Alep, capitale économique d’un pays en guerre. Alep, berceau de la civilisation, inscrite au patrimoine de l’humanité depuis 1986, se dispute avec Jéricho le titre de l'une des plus anciennes villes du monde. Alep, dès l’arrivée : des ruines. Pour s’y rendre depuis Beyrouth, il a fallu emprunter une route ouverte par l’armée contournant les zones toujours en conflit, traverser un désert peuplé de postes militaires et de villages abandonnés aux maisons éventrées, comme un avant-goût du spectacle de désolation à venir. Alep, sans eau ni électricité puisque les djihadistes ont coupé l’approvisionnement à partir de l’Euphrate et plastiqué la centrale électrique. Vingt-cinq jours après sa libération, le bruit des roquettes et des missiles s’est tu et la vie tente difficilement de reprendre le dessus. Désormais, pour des décennies et pour des générations d’Alépins, il y aura un avant et un après la guerre, un avant et un après juillet 2012. C’est à cette date que des groupes armés divers et variés [1] venus des quatre coins de la planète, ont envahi puis occupé les quartiers Est et Sud et assiégé la totalité de la ville. Avant, le gouvernorat de la région d’Alep comptait entre six et sept millions d’habitants et la ville environ trois millions, quatre ans et demi plus tard, entre les morts, les exilés et les déplacés internes, le nombre d’Alépins a été divisé par deux. Avant quinze zones industrielles employaient un million de salariés ; il y avait un hôpital réputé dans tout le Moyen-Orient ; un centre historique avec le plus grand et le plus ancien souk du monde, 4000 ans avant Jésus Christ, attenant à la mosquée des Omeyyades, monument classé appartenant au culte musulman et chrétien. De tout cela, il ne reste que des gravats… [2]

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04 févr, 2017 Maria Liamtceva - Entretien

L’année 2016 a vu le retour de l’Iran sur la scène internationale. D’une part, Téhéran a combattu au sein de la coalition aux côtés de la Russie en Syrie. D’autre part, les accords sur le nucléaire iranien ont soufflé un vent chaud sur les relations avec l’occident. Cependant, l’année 2017 s’ouvre sur une note bien différente. Dans cet entretien, Youlia Svechnikova, chargée de recherche à l’Institut d’expertise de l’École des hautes études en sciences économiques à Moscou, analyse les changements potentiels pour l’Iran, liés à la nouvelle administration américaine. Elle explore également la situation régionale de Téhéran dans un Moyen Orient en plein changement.

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28 janv, 2017 Leslie Varenne - Note d'actualité

Le colloque intitulé « La Syrie en guerre », auquel l’IVERIS devait participer et organisé par l’Académie Géopolitique de Paris, le Collectif pour la Syrie et le magazine Afrique-Asie (1) qui devait se tenir le 28 janvier 2017 à la Sorbonne a été annulé par Barthelémy Jobert, Président de l’université Paris 4. Officiellement cette décision a été prise pour des raisons « sécuritaires et diplomatiques ». En réalité, les autorités françaises ont plié sous les pressions de groupuscules aussi insignifiants que vindicatifs tels qu’un mystérieux groupe nommé « Mémorial 98 » et le site « Souria Houria ». Pour dénoncer ce colloque et lancer une pétition afin de l’interdire, ces groupes n’ont fait preuve d’aucun argumentaire, ils n’ont pas débattu sur le fond mais se sont contentés de diffamer les intervenants : « extrême droite, fascistes, soutiens de Bachar Al-Assad »... 

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24 janv, 2017 Liubov Yaroshenko - Tribune libre

« Aujourd’hui, le monde est face à la crise migratoire la plus grave depuis la deuxième guerre mondiale. Et l'Europe tente difficilement de gérer ce flux important de personnes cherchant l'asile dans nos frontières ». Discours de Dimitris Avramopoulos, Commissaire européen à la Migration et aux Affaires intérieures devant la Commission européenne le 14 août 2015. 
L' arrivée récente de migrants en Europe est actuellement au cœur de l'agenda de l'Union Européenne (UE). Ce sujet est devenu une question politique et publique sensible tant pour les décideurs de l'UE que pour les dirigeants des États membres. Les questions de sécurité et de souveraineté font irruption dans le débat et se confrontent à celles de l'intégration et de la protection des droits de l'homme.

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13 janv, 2017 Bruno Husquinet - Note d'actualité

Viktor Pinchuk n’est pas metteur en scène et son scénario n’est pas une fiction. Dans les colonnes du Wall Street Journal, le milliardaire ukrainien invite ses compatriotes à « oublier » temporairement la Crimée, mener des élections régionales au plus vite, rendre le contrôle du pays à Kiev et maintenir une équidistance économique et sécuritaire entre le bloc euro-atlantique et la Russie.Le flamboyant quinquagénaire a provoqué l’ire de la classe politique ukrainienne, mais le pavé dans la mare est lancé et ses idées se répandent … au profit de ses affaires aussi.

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10 janv, 2017 Leslie Varenne - Rapport

Partie II :

Retour sur la tuerie des femmes d'Abobo

 

Préambule

Lors de sa première note sur ce procès, l’IVERIS avait pris l’engagement de revenir sur une des quatre charges retenues contre Laurent Gbagbo et son co-accusé Charles Blé Goudé. Il s’agit de la marche des femmes dans le quartier d’Abobo à Abidjan, le 3 mars 2011, au cours de laquelle au moins sept femmes ont trouvé la mort. La tuerie des femmes d’Abobo est un événement crucial de l’histoire ivoirienne puisqu’il conduira au vote, le 30 mars 2011, de la résolution 1975 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. C’est sous le prétexte de cette résolution, qui autorisait la France et l’ONU à détruire les armes lourdes de l’armée ivoirienne afin de protéger les populations civiles, que ces forces ont mené une guerre en Côte d’Ivoire en violation de la charte des Nations Unies [1]. L’auteur de ces lignes a enquêté sur le sujet et a publié en février 2012 aux éditions Mille et une nuits un livre sur la crise post-électorale et la guerre de 2011, intitulé « Abobo-la-guerre, Côte d’Ivoire, terrain de jeu de la France et de l’ONU ». Après la publication de cet ouvrage, l’auteur a continué, lors de ses multiples voyages en Côte d’Ivoire, à enquêter sur cet événement. Mais, avant d’écrire à nouveau sur ce drame et rendre publiques de nouvelles informations, l’Institut souhaitait que le sujet soit traité devant la CPI. Compte tenu de la manière dont se déroule le procès, il ne paraît plus urgent d’attendre. Que soit remercié, ici, ceux qui ont aidé à la réalisation de ce rapport. Ils sauront se reconnaître.

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