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« Panne de lumière au pays de Voltaire »

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28 janvier, 2017
Note d'actualité
Leslie Varenne


Le colloque intitulé « La Syrie en guerre », auquel l’IVERIS devait participer et organisé par l’Académie Géopolitique de Paris, le Collectif pour la Syrie et le magazine Afrique-Asie (1) qui devait se tenir le 28 janvier 2017 à la Sorbonne a été annulé par Barthelémy Jobert, Président de l’université Paris 4. Officiellement cette décision a été prise pour des raisons « sécuritaires et diplomatiques ». En réalité, les autorités françaises ont plié sous les pressions de groupuscules aussi insignifiants que vindicatifs tels qu’un mystérieux groupe nommé « Mémorial 98 » et le site « Souria Houria ». Pour dénoncer ce colloque et lancer une pétition afin de l’interdire, ces groupes n’ont fait preuve d’aucun argumentaire, ils n’ont pas débattu sur le fond mais se sont contentés de diffamer les intervenants : « extrême droite, fascistes, soutiens de Bachar Al-Assad »... 

Cette censure s'opére au nom de la liberté d’expression et de la démocratie ! Si de tels groupuscules relai des « djihadistes modérés  » ont réussi « leur coup » et qu’ils ont l’oreille attentive du Quai d’Orsay et de la cellule diplomatique de l’Elysée, c’est parce qu’ils partagent la ligne de la diplomatie française en vigueur sous Laurent Fabius, et qui n’a pas changé sous Jean-Marc Ayrault. Après toutes les informations qui nous parviennent de Syrie depuis la libération d’Alep, la mise au ban de ceux qui pensent différement, les fausses nouvelles et le matraquage médiatique persistent. Mais, inévitablement la vérité sur la guerre en Syrie sera connue un jour, elle commence, d'ailleurs, déjà à émerger. Tulsi Gabbart, membre démocrate du Congrès américain revient de Syrie où elle a rencontré tout ceux qui comptent dans la région, des rebelles modérés qui ont été les premiers à se battre contre le gouvernement syrien au Président libanais et évidemment à Bachar el Assad. Elle a enquêté sur les origines de la guerre syrienne  et raconte « j’ai entendu des témoignages montrant combien les premières manifestations étaient pacifiques et comment elles furent très vite infiltrées et manipulées par les groupes whahhabites comme el Qaida (Al Nusra) et financés par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie, les USA et d’autres »

C’est précisément pour interdire les témoignages comme celui de Tulsi Gabbart que ce colloque a été annulé. La liberté d’expression en France s’amenuise comme peau de chagrin. L’ambassadeur Michel Raimbaud, autre intervenant à ce colloque, a trouvé la formule adéquate « Panne de lumière au pays de Voltaire ! »

 

(1) Lire l'article du mensuel Afrique-Asie sur l'annulation de ce colloque : http://www.afrique-asie.fr/menu/actualite/10744-syrie-la-sorbonne-en-guerre-contre-la-liberte-d-expression

 



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