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Impact de la guerre commerciale des USA envers la Chine
12 nov, 2018 Général Dominique Delawarde

Le 8 mars dernier, les premières mesures protectionnistes américaines sur l'acier et l'aluminium ont marqué le début d'une véritable guerre commerciale entre les USA et la Chine. Cette guerre est allée en se durcissant, chacun des camps répliquant coup pour coup aux mesures hostiles prises par le camp adverse. Le but affiché des USA était de réduire le déficit de leur balance commerciale avec la Chine, mais il s'agissait aussi de ralentir la croissance chinoise et de retarder sa conquête, trop rapide, de la suprématie économique mondiale.

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Pourquoi la France achète-t-elle de la dette américaine ?
05 nov, 2018 Leslie Varenne, géneral Dominique Delawarde, Jean-Luc Baslé

Cette note a été modifiée par ses auteurs le 8/10/2018.

De nombreux analystes financiers alertent sur une probable crise financière en provenance des Etats-Unis, à l’horizon 2020. Elle serait plus catastrophique que celle de 2008 (voire la note de Jean-Luc Baslé). Dans la crainte d’un krach financier, des nations se délestent de leurs obligations du Trésor américain. A l’inverse, la France augmente ses achats. Son stock qui était de 3,8 milliards de dollars en février 2008, s’élève désormais à 118,4 milliards. Entre avril 2017 et août 2018, Paris a acheté plus de 51 milliards de dollars de dettes américaines...

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Kiev-Moscou : un schisme politique et religieux
26 oct, 2018 Bruno Husquinet

La désunion politico-religieuse des Slaves de l’Est qui vient de se produire entre Kiev et Moscou suite à la décision du Patriarche de Constantinople de donner l’autocéphalie à l’Eglise ukrainienne orthodoxe, est un moment historique. Etait-il opportun et comment réagiront les autres églises orthodoxes ? Le politique pense en années alors que l’église pense en siècles. Ce schisme est une lame de fond qui fera peu de vague en surface mais entraînera un changement profond de la carte politico-religieuse dans le monde orthodoxe et donc chrétien. Il marque également une rupture dans l’histoire des peuples slaves.

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F-35 : le dilemme européen
23 oct, 2018 Alexandre Vautravers

L’acquisition d’un avion de combat devant servir pour les 30 voire les 50 prochaines années est un choix stratégique et politique pour la Belgique. Pourtant, en optant pour le F-35 américain, Bruxelles ferait sans-doute davantage le jeu de Washington et d’Amsterdam.

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A look on Kyrgyzstan celebrating its 27 years of independence
10 oct, 2018 Bruno Husquinet

Kyrgyzstan celebrated its twenty-seven years of independence following the end of the Soviet Union. Over the past three decades, the country located in the heart o Central Asia has gone through difficult economic and political times. Bruno Husquinet has talked to Talant Sultanov, director of the Center for Strategic Initiatives and former advisor to the exPrime Minister Sapar Isaakov. In this captivating interview, Talant Sultanov elaborates on the internal situation, on the relation between Bishkek and it Russian and Chinese neighbours, as well as with the United States and Europe. Hetackles as well the delicate issue of young radicalised Kyrgyz who have joined the Islamic State.

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Kirghizistan retour sur 27 ans d’indépendance
09 oct, 2018 Bruno Husquinet

Vingt-sept ans se sont écoulés depuis que le Kirghizistan a accédé à son indépendance. Durant ces trois dernières décennies, ce pays, au cœur de l’Asie centrale, a traversé des heures sombres tant économiquement que politiquement. Bruno Husquinet a dialogué avec Talant Sultanov, directeur du Centre pour les Initiatives Stratégiques et ancien conseiller auprès de l’ex-Premier ministre, Sapar Isaakov. Dans cet entretien passionnant, Talant Sultanov revient sur la situation de son pays ; sur les liens de Bichkek avec ses voisins Russes et Chinois et sur les relations avec les Etats-Unis et l’Europe. Il évoque également la radicalisation de certains jeunes kirghizes partis rejoindre les rangs de l’Etat Islamique.   

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Retour en force du nationalisme sur la scène internationale
26 sept, 2018 Général Dominique Delawarde

Où que se tourne aujourd'hui le regard du géopoliticien, il ne peut que constater un retour en force du nationalisme dans les relations internationales à l'échelle de la planète. Constat ? Causes ? Conséquences ? Telles sont les trois questions auxquelles les élites dirigeantes du monde entier devraient s'efforcer de répondre avec pertinence et précision pour affiner leur gouvernance et sauvegarder la paix.

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L' empire du mal
11 sept, 2018 Jean-Luc Baslé

« L’empire du mal », c'est ainsi que Ronald Reagan avait qualifié l'Union soviétique. L'URSS n’est plus mais il y a un nouvel empire du mal : les Etats-Unis. Le monde vit sous la menace d’un empire maléfique depuis la révolution bolchévique de 1917, à l’exception d’une courte pause entre décembre 1991 et février 1992. En effet, c’est en 1992 que le Pentagone a déclaré au monde qu’il ne tolérerait plus aucune remise en cause de l’hégémonie mondiale des Etats-Unis. Un des conseillers de Georges W. Bush, sans doute Karl Rove, a clairement exprimé cette nouvelle réalité lorsqu’il a déclaré « Nous sommes un empire maintenant et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité » (1). C’est à partir de ce moment que la descente aux enfers a commencé. Comment cela finira-t-il ?

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La Russie opére un retour spectaculaire en Afrique subsaharienne
03 sept, 2018 Leslie Varenne

En octobre 2016, dans le cadre de l’activité de son Institut, l’IVERIS avait reçu, lors d’une réunion privée, un diplomate russe. Aux questions posées sur la place de la Russie en Afrique, le représentant de la Fédération de Russie, s’était montré un brin nostalgique, déplorant la disparition de l’influence de Moscou sur le continent depuis la fin de la guerre froide. A peine deux ans plus tard, il est difficile d’établir une liste exhaustive des dizaines de coopérations russo-africaines, dans les domaines militaires, énergétiques, miniers ou encore nucléaires, signées ou en passe de l’être. Le mémorandum paraphé, en juillet 2018 lors du sommet des BRICS à Johannesburg, avec la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC) est sans doute l’un des accords les plus marquants. Cette organisation régionale très influente compte 16 pays et non des moindres, comme l’Afrique du Sud, la République Démocratique du Congo (RDC) ou encore l’Angola. Ce qui surprend, c’est la vitesse avec laquelle ces partenariats ont été effectués, la plus grande partie ayant été ratifiée entre 2017 et le premier semestre 2018. Avant la chute du mur, Moscou avait signé 37 pactes d’assistance technique et économique et 42 accords commerciaux, aujourd’hui, elle n’est pas loin de renouer avec ses scores d’antan.

Excepté en RDC où les Congolais voient d’un mauvais œil un soutien russe au président Kabila, après l’accord de coopération militaire passé entre les deux Etats, la majorité des opinions publiques des pays concernés regarde goguenarde cette avancée, pas fâchée de voir les anciens colonisateurs et les USA se faire coiffer au poteau. Les dirigeants occidentaux, eux, déjà passablement agacés de ne pouvoir contenir la Chine sur le continent, s’irritent et s’alarment. Faut-il comprendre les récents voyages de Theresa May et d’Angela Merkel en Afrique à l’aune de cette sourde inquiétude ? (1)


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La Libye victime des ingérences extérieures
30 aout, 2018 Moncef Djaziri

En Libye, la guerre de 2011 n’est toujours pas soldée et le chaos perdure. Plus le temps passe et plus la situation devient difficile à décrypter. Le pouvoir est divisé entre plusieurs entités. D’un côté, le Gouvernement d’entente nationale avec le Premier ministre Fayez el-Sarraj, reconnu par la communauté internationale. De l’autre, le Maréchal Khalifa Haftar à la tête de l’armée nationale libyenne, sans oublier évidemment une multitude de milices armées, dont certaines sont affiliées aux différentes tribus, qui tiennent certains territoires en coupes réglées. Les institutions comme la Banque centrale ou le fond souverain LIA sont également divisées. Toutes les tentatives des Nations unies pour tenter de remettre un semblant d’ordre dans ce pays ont été vaines. Pour comprendre la situation actuelle, il faut s’intéresser aux multiples ingérences extérieures qui pèsent sur la vie politique et qui n’aident ni à la pacification, ni à la nécessaire réconciliation entre Libyens. Dans ce but, l’IVERIS propose un entretien avec Moncef Djaziri, professeur à l’Institut d’études politiques internationales de Lausanne, spécialiste de la Libye et fin connaisseur de ce pays qu’il analyse attentivement depuis des décennies et auquel il a consacré un nombre très important de publications. 

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Iran : vrai ou faux départ ? Une honte pour l’industrie...
29 aout, 2018 Loïk Le Floch-Prigent

L’accord sur le nucléaire avec l’Iran a permis de penser pendant quelques mois qu’une page était tournée avec ce pays complexe à la fois cultivé et théocratique traversé par des pulsions contradictoires depuis des siècles. Après d’âpres négociations, les pays occidentaux acceptaient la bonne foi des Iraniens sur la concentration de leur programme nucléaire sur le civil, la production d’électricité, et les industriels européens étaient incités à franchir le pas et à engager des coopérations dans tous leurs secteurs d’activité. L’opinion américaine restait néanmoins très réservée sur cette décision et il a suffi d’une élection présidentielle pour revenir au point de départ : défiance et embargo.

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De l’EaU dans le gaz entre Washington et Moscou
01 juil, 2018 Bruno Husquinet

Dans un article récent de géo-économie, le spécialiste de la Russie Gordon Hahn dénonce une guerre du gaz, dans laquelle les trois protagonistes, l’Europe, la Russie et les Etats-Unis ont des intérêts différents. Comme l’avait déclaré le ministre belge des Affaires Etrangères Didier Reynders, le 14 novembre 2016, l’élection de Donald Trump représentait une occasion pour l’Europe de s’unir et de définir ses propres priorités face à une économie américaine pesant dix-neuf billions de dollars

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Pourquoi les Américains s’incrustent-ils en Afghanistan ?
12 juin, 2018 René Cagnat

Conférence de René Cagnat, docteur en sciences politiques et chercheur associé à l'IRIS, lors du festival de géopolitique de Grenoble en mars 2018.

« Nous ne savons pas pourquoi nous sommes en Afghanistan ! Comment peut-on vaincre dans ces conditions ? » Telle est la déclaration faite, en début d’année, par un sous-officier américain. Pour "s'incruster", le dictionnaire donne la définition suivante : « adhérer fortement à un corps, s’y implanter ». Les Etats-Unis ont fait leur trou en Afghanistan, mais comme le disait Winston Churchill « Quand on est au fond du trou, il est grand temps d’arrêter de creuser et de regarder ce qui se passe en haut… »

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Sanctions américaines contre l'Iran, une épreuve de vérité pour l'Europe
31 mai, 2018 Roland Hureaux

L’annonce du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire (Joint Comprehensive Plan of Action ou JCPoA), signé par Obama le 14 juillet 2015, levant les sanctions à l’égard de l’Iran en échange du gel de son programme d’armement nucléaire ne saurait nous surprendre dans son principe : il est la réalisation d’une promesse de campagne de Donald Trump. On est cependant étonné par sa brutalité et la première victime pourrait en être non l’Iran mais l’Europe.

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Alstom, fin de partie ?
21 mai, 2018 Loïk Le Floch-Prigent

Les dernières nouvelles tombent, les fameuses co-entreprises avec General Electric deviennent la propriété exclusive des Américains, Alstom-Transport, en pleine forme financière, s’intègre dans l’Allemand Siemens, et STX, Les Chantiers de l’Atlantique, deviennent une partie de l’Italien Ficantieri. General Electric comprime l’activité hydraulique d’Alstom, s’interroge rétrospectivement sur l’intérêt de cette acquisition et la Commission Parlementaire Française conclut sur des interrogations, dont certaines sont contradictoires, pendant ce temps le bouc émissaire purge sa prison aux USA. Beau résultat pour notre pays et on s’interroge sur notre capacité aux uns et aux autres de peser sur des décisions stupides, irraisonnées, irresponsables qui finissent par produire les conséquences annoncées : un désastre national d’un des fleurons de notre industrie.

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Le plan secret des USA visant Damas a été déjoué
15 avril, 2018 Elijah J. Magnier

Donald Trump a dû redescendre du piédestal sur lequel il était monté il y a quelques jours en rassemblant une force militaire imposante et une puissance de feu rappelant « l'opération Tempête du désert », sans toutefois engager les forces terrestres. Le « plan A » prévoyait une attaque dévastatrice sur la Syrie afin de détruire son armée, le palais présidentiel, ses centres de commandement et de contrôle, ses troupes d’élite, ses entrepôts militaires et de munitions stratégiques, ses radars, ses systèmes de défense et les institutions de ses dirigeants politiques.

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Abdel Fattah al-Sissi, le nouveau raïs du monde arabe ?
02 avril, 2018 Roland Lombardi

Sans surprise, le président Abdel Fattah al-Sissi a été réélu avec 97,08 % des suffrages. Le seul intérêt de ce scrutin joué d’avance était le taux de participation, puisque le tenant du titre n’avait pas de véritable challenger, l’opposition ayant été réduite au silence. Avec 41,05% de votants, un bon score pour une élection dans ce pays, les Egyptiens accordent au chef de l’Etat une réelle légitimité. Certes, le Maréchal n’est pas un parangon de démocratie, pour autant son bilan en politique intérieure est loin d’être négatif. Il a combattu les islamistes, protégé les coptes et a fait de la lutte contre la corruption, qui était un véritable fléau sous Hosni Moubarak, son cheval de bataille. Les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous, néanmoins les Egyptiens ont quelques raisons d’espérer, grâce notamment à la découverte d’un immense gisement de gaz naturel. Mais c’est, sans conteste, sur le plan international que le président Abdel Fattah al-Sissi a le mieux réussi. Il a ainsi permis à son pays, le plus grand du monde arabe, avec 100 millions d’habitants, de reprendre sa place d’acteur central de la scène régionale. Pour comprendre, le rôle de l’Egypte, au Moyen-Orient et en Afrique, l’IVERIS propose un entretien avec Roland Lombardi, chercheur associé à l’IREMAM (1)

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La légion géorgienne en Ukraine : fusion et confusion
11 mars, 2018 Bruno Husquinet

Créée dans la foulée de la révolution de Maidan, la légion géorgienne fait partie de ces groupes armés non-étatiques étrangers qui se sont invités en Ukraine pour combattre « l’invasion russe », plus que pour défendre les idéaux de la révolution ukrainienne en rêvant d'une plus grande justice sociale. La citation préférée du commandant de cette légion, Mamuka Mamulashvili, est : " Seuls les morts ont vu la fin de la guerre ”. Sur sa page Facebook, il confesse également qu’il est soldat pour que son fils puisse devenir commerçant et pour que son petit-fils soit poète.

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Russiagate : les poupées russes de la conspiration
09 mars, 2018 Jean-Luc Baslé

Russiagate est une succession d’évènements qui s’emboîtent les uns dans les autres, et débouchent sur une conspiration (1). C’est l’illustration de la politisation des services secrets américains et du mépris d’une élite pour la démocratie. En poursuivant les rêves des Paul Wolfowitz, William Kristol et autres Robert Kagan, des hommes politiques comme John McCain, Lindsey Graham, John Bolton et bien d’autres précipitent le déclin d’une nation qu’ils considèrent exceptionnelle. Cette affaire Russiagate est non seulement désastreuse pour les Américains qui dans leur ensemble n’ont pas conscience des enjeux, elle est aussi extrêmement dangereuse pour l’humanité par la résurgence de la Guerre froide qu’elle engendre.

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Bras de fer entre la Coalition occidentale et les BRICS
05 mars, 2018 Général Dominique Delawarde

Nul ne le conteste aujourd'hui, c'est le coup de bluff de Ronald Reagan, le 23 mars 1983, qui a permis de gagner la guerre froide. Ce jour-là le président Reagan dévoile un grand défi militaire US baptisé « la Guerre des étoiles ». Il s'agissait du projet de bâtir un bouclier de satellites équipés de lasers capables de détruire en vol tous les missiles ennemis. Ce système ne verra jamais le jour mais le bluff a fonctionné. L'URSS a tenté d' emboîter le pas aux USA, au prix de dépenses énormes. Elle s'est épuisée jusqu'à l'effondrement, engloutie par la folie de son appareil militaro-industriel. C'est donc bien par l'effondrement économique de l'adversaire que la  "Coalition occidentale" d'alors a gagné la guerre froide sans le moindre affrontement militaire. Aujourd'hui deux conceptions de l'organisation  du monde s'opposent de plus en plus ouvertement dans un véritable « bras de fer » plus ou moins feutré.

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Afrin paye le prix de la lutte entre les USA et la Russie
22 févr, 2018 Elijah J. Magnier

L’armée syrienne prendra-t-elle finalement le contrôle de la ville syrienne kurde d’Afrin ? Des centaines de membres des forces populaires syriennes (la brigade al-Baker), la plupart provenant des villes chiites avoisinantes de Nub’ul et Zahra, sont entrés dans l’enclave d’Afrin pour soutenir les Kurdes et s’opposer aux forces turques et à leurs alliés. En acceptant d’envoyer des forces armées soutenir les Kurdes, Damas a rompu le « rameau d’olivier » ( nom de code donné à l’opération turque à Afrin) et a décidé de s’en prendre aux forces d’Ankara et à ses mandataires. Une première échauffourée s’est d’ailleurs produite quelques minutes après l’arrivée des forces syriennes à Afrin, mais celles-ci, qui avaient reçu clairement l’ordre de riposter aux tirs, ont lancé leurs premiers obus contre les forces turques marquant ainsi la première confrontation directe de l’année entre la Syrie et la Turquie.

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La Russie offre aux USA un « rameau d’olivier » à Afrin
29 janv, 2018 Elijah J. Magnier

La Turquie a lancé son opération militaire baptisée « Rameau d’olivier » dans la région kurde d’Afrin, au nord-ouest de la Syrie. Ce nom de code a été révélé par le chef de cabinet turc, qui a expliqué que l’opération visait à empêcher l’expansion des Unités de protection du peuple et du Parti de l’union démocratique le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie, qui représentaient une menace pour la sécurité nationale turque. L’attitude des USA envers les Kurdes à Afrin est des plus intéressantes. Le général américain Vottel a dit qu’il n’était personnellement « pas concerné par ce qui se passe dans l’enclave kurde au nord-ouest de la Syrie », où Washington s’est servi des Kurdes pour attaquer Daech. Mais nous ne sommes plus surpris de voir les USA veiller à leurs propres intérêts sans égard pour ceux de leurs alliés, comme les Kurdes irakiens ont pu le constater lorsqu'Erbil a déclaré son indépendance : les USA les ont alors tout bonnement abandonnés.

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La Turquie regarde du côté d'Afrin, quelle est la position de Damas ?
13 janv, 2018 Elijah J. Magnier

Depuis plus de six mois, la Turquie brandit sa bannière de guerre devant la ville kurde syrienne d’Afrin, ville située au nord-ouest de la Syrie, en ayant déployé jusqu’ici plus de 15 000 hommes et leur équipement : pièces d’artillerie, logistique, assistance médicale, munitions. Ces préparatifs de guerre sont dirigés apparemment contre les Unités de protection du peuple kurde (Yekîneyên Parastina Gel – YPG), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), l’ennemi juré de la Turquie. Mais quelles sont les positions de la Russie et du gouvernement de Damas à l’égard des plans belliqueux de la Turquie ?

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Liban : éviter la déstabilisation
06 nov, 2017 Patricia Lalonde

Une fois n'est pas coutume, l'IVERIS reprend un article paru dans le Huffington post. Cette tribune de Patricia Lalonde, députée européen, a été écrite, au retour d'une mission du parlement de Bruxelles, la veille de la démission du Premier ministre libanais, Saad Hariri ; ce qui prouve bien, que si cette démission a été aussi inattendue que suprenante, tous les observateurs sérieux et honnêtes s'attendaient à un événement qui viendrait bousculer le fragile équilibre du Liban, un pays qui a su, contre vents et marées et avec une grande habileté, ne pas se laisser entraîner dans la guerre de son voisin syrien. 

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Le pivot africain
01 nov, 2017 Leslie Varenne

L' Afrique de l'Ouest dans l’œil du cyclone US

Depuis la mort de quatre soldats des Etats-Unis au Niger, tombés dans une embuscade le 4 octobre dernier, les citoyens américains découvrent l'Afrique et la présence de leur armée sur ce continent. Cet engagement n'est pourtant pas nouveau. Sous les deux mandats de Barack Obama, leur présence militaire n'a cessé de croître. SOFRICA, le commandement des opérations spéciales en Afrique dont le siège est à Tampa en Floride, et Africom, le commandement des USA pour l'Afrique, basé à Stuttgart en Allemagne, ont multiplié leurs bases et leurs opérations (1). Selon Vice News : « En 2006, seulement 1% de tous les commandos américains déployés à l'étranger se trouvaient en Afrique. En 2010, ils étaient 3% ; en 2016, ce nombre avait bondi à plus de 17%.» (2). Le Pentagone reste très discret, secret sur son engagement dans cette partie du monde. Officiellement, ils seraient 6000 G.I. dispatchés sur tout le continent, mais ce chiffre est, sans aucun doute, fort éloigné de la réalité (3). En effet, la base de Djibouti héberge 4000 soldats, le Niger en compte, à lui seul, 1000 et les militaires américains sont présents dans au moins vingt pays (4-5). Le compte n’y est pas....

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Tempête sur le grand Moyen-Orient
10 oct, 2017 Leslie Varenne

Comme l’écrit Michel Raimbaud : « Cet ouvrage est destiné à tous ceux qui s’intéressent aux peuples arabes et/ou musulmans, à leur histoire et leur avenir. Mettant en évidence la vérité profane et politique des évènements actuels et le versant fallacieux de l’appel pseudo-religieux qui les inspire, il vise également un public bien plus large, celui des personnes désireuses de déchiffrer et de démystifier ce vieux monde où l’on sème si facilement la mort et la destruction au nom du Bien, si ce n’est au nom de Dieu. »  

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Tendance automne/Hiver 2017 : french bashing en Afrique
25 sept, 2017 Leslie Varenne, Yehia Ag Mohamed Ali

Le 16 septembre 2017, Ayman al-Zawahiri, le chef d’al-Qaeda, s’est adressé aux Africains et les a appelés à combattre la France qu’il accuse « de revenir en Afrique » (1). Dans son allocution, il s’est référé à Omar el-Mokhtar, héros de la lutte armée libyenne contre l’Italie coloniale. Ni cette accusation, ni le choix de cette figure légendaire ne sont dus au hasard. Si aucun dirigeant de l’Hexagone ne semble avoir pris la mesure du sérieux ressentiment anti-français qui prévaut actuellement dans tous les pays d’Afrique francophone, en revanche, le leader de l’organisation terroriste, lui, l’a bien compris. Plus qu’un véritable appel au djihad, cette déclaration est avant tout opportuniste. Il revendique, par anticipation, la paternité des effets que pourraient avoir les diatribes anti-françaises en cours sur le continent, d’une ampleur jamais égalée, y compris à l’époque des luttes pour l’indépendance. Pas un jour ne passe sans recevoir des fausses informations imputant à Paris de terribles méfaits. Ici des images de soldats français pillant de l’or à Kidal, dans le Nord du Mali, mais le montage photo mal réalisé laisse apparaître des arbres n’existant pas dans cette région. Là, des révélations dites explosives : « La France arme Boko Haram », « La France pille l’Afrique », derrière les titres accrocheurs ce ne sont que des manipulations, de vieilles informations sorties de leur contexte. Les réseaux sociaux s’enflamment. L' ancien Etat colonisateur est responsable de tous les maux, de toutes les souffrances, les peuples gardant, souvent à tort, l’image ancienne de la toute-puissance française. 

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Afghanistan : Donald Trump confronté à la réalité
01 sept, 2017 Leslie Varenne

Contrevenant à ses promesses de campagne, Donald Trump annonçait le 21 aout 2017, l’envoi de nouvelles troupes en Afghanistan et expliquait ainsi sa volte-face : « Mon instinct initial était de se retirer, mais les décisions sont très différentes lorsque vous êtes dans le Bureau ovale ». Immédiatement, comme pour toutes les décisions que prend le Président américain, tous les commentateurs, y compris, ceux qui avaient soutenu contre vents et marées toutes les interventions militaires de l’OTAN dans ce pays, se sont moqués de ce revirement, l’accusant de prendre le risque d’entraîner son pays dans une guerre sans fin (1). Pourtant, au regard de la situation actuelle, Donald Trump n’avait pas d’autres choix. Décryptage avec Patricia Lalonde, député européen, spécialiste de l’Afghanistan, un Etat où elle se rend régulièrement depuis 20 ans…

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Syrie : six ans de guerre et maintenant ?
01 juil, 2017 Michel Raimbaud

 Mardi 27 juin, une conférence intitulée « Syrie, six ans de guerre et maintenant ? » a eu lieu à Paris à l’initiative de l’association « Chrétiens de Syrie pour la Paix ». L’IVERIS publie le texte de l’allocution de l’ancien ambassadeur de France, Michel Raimbaud, auteur du remarquable ouvrage « Tempête sur le Grand Moyen-Orient » (1). 

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Le Moyen-Orient et le monde après le passage de la tempête Donald Trump
23 juin, 2017 Alain Corvez

On reconnaît l’arbre à ses fruits : depuis le voyage du président américain au Moyen-Orient, l’Arabie Séoudite et ses alliés ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar et pris des mesures pour étouffer le minuscule émirat sous prétexte de son soutien au terrorisme takfiri alors que tous les spécialistes savent que l’Arabie soutient DAESH et ses géniteurs que sont Al Qaïda et ses avatars depuis l’origine.

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Le New York Times conseille à Donald Trump de soutenir Daech
14 avril, 2017 Maxime Chaix

Triple lauréat du prix Pulitzer, le célèbre éditorialiste du New York Times, Thomas Friedman, a récemment conseillé à l’administration Trump de soutenir militairement Daech en Syrie, tout en luttant contre cette même organisation terroriste en Irak. Une politique aussi contradictoire et dangereuse permettrait, selon lui, d’« imposer suffisamment de pression sur Assad, la Russie, l’Iran et le Hezbollah » pour qu’ils acceptent de négocier le départ du Président syrien. Au début de cette chronique, intitulée « Pourquoi Trump combat-il l’EI en Syrie ? », Thomas Friedman opère une distinction pour le moins hasardeuse entre ce qu’il décrit comme le « Daech territorial », qui s’étend de l’Irak à la Syrie, et le « Daech virtuel », qui mobilise ses recrues via le cyberespace. D’après lui, ce dernier élément est « satanique, cruel et amorphe ; il dissémine son idéologie grâce à Internet. Il endoctrine des adeptes en Europe et dans le monde musulman (...) [, et il constitue] la première menace qui pèse sur [le monde occidental].» Ayant comme principal objectif de vaincre Bachar el-Assad et ses soutiens, le « Daech territorial » est, au contraire, perçu par Thomas Friedman comme un atout stratégique pour les États-Unis et leurs alliés. D’après lui, sa défaite militaire en Irak et en Syrie entraînerait une multiplication des attentats du « Daech virtuel » en Occident et ailleurs, dans le but de compenser la disparition du « califat » d’Abou Bakr al-Baghdadi.

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Iran at Odds with Washington and Moscow
05 févr, 2017 Maria Liamtceva

The year 2016 saw the return of Iran to the international scene. It cooperated closely with Russia on Syria, and relations with the West improved since the ‘Iranian deal’. The turn of 2017 heralds a very different year. In this interview, Julia Sveshnikova, research fellow at the Expert Institute of the National Research University “Higher School of Economics” analyses potential changes of the new American administration over Iran. She examines as well the situation of Tehran in the complex reshuffling in the Middle East.

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La fragile entente de l’Iran avec Moscou et Washington
04 févr, 2017 Maria Liamtceva

L’année 2016 a vu le retour de l’Iran sur la scène internationale. D’une part, Téhéran a combattu au sein de la coalition aux côtés de la Russie en Syrie. D’autre part, les accords sur le nucléaire iranien ont soufflé un vent chaud sur les relations avec l’occident. Cependant, l’année 2017 s’ouvre sur une note bien différente. Dans cet entretien, Youlia Svechnikova, chargée de recherche à l’Institut d’expertise de l’École des hautes études en sciences économiques à Moscou, analyse les changements potentiels pour l’Iran, liés à la nouvelle administration américaine. Elle explore également la situation régionale de Téhéran dans un Moyen Orient en plein changement.

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"Adieu Crimée" par Viktor Pinchuk
13 janv, 2017 Bruno Husquinet

Viktor Pinchuk n’est pas metteur en scène et son scénario n’est pas une fiction. Dans les colonnes du Wall Street Journal, le milliardaire ukrainien invite ses compatriotes à « oublier » temporairement la Crimée, mener des élections régionales au plus vite, rendre le contrôle du pays à Kiev et maintenir une équidistance économique et sécuritaire entre le bloc euro-atlantique et la Russie.Le flamboyant quinquagénaire a provoqué l’ire de la classe politique ukrainienne, mais le pavé dans la mare est lancé et ses idées se répandent … au profit de ses affaires aussi.

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La guerre et le déshonneur
24 déc, 2016 Patricia Lalonde

De fausses nouvelles en fausses surprises, depuis des semaines la libération d’Alep était attendue. Lorsque, il y a quelques jours seulement, Paris réunissait l’opposition à Bachar al-Assad, Alep était déjà libérée à 93%. Cette ultime tentative  du clan occidental avait pour objectif d’éviter une débâcle totale en essayant d’obtenir un cessez le feu et l’ouverture de corridors humanitaires. Mais c’était sans compter sur la résistance tenace des rebelles en tout genre de Jabat Al Nusra et consorts qui maintenaient en otage les 7% du territoire restant… 

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Les larmes de l'honneur, Jacques Hogard
16 nov, 2016 Leslie Varenne

Hasard du calendrier, « Les larmes de l’honneur » du colonel Jacques Hogard, qui commandait l’un des trois groupements de l’opération Turquoise au Rwanda du 22 juin au 22 août 1994, sort au moment où l’enquête sur l’attentat contre l’avion de l’ancien Président Habyarimana est relancée en France. Mais l’ouvrage paraît aussi dans une séquence, extrêmement forte de la vie politique internationale, où l’Afrique enterre l’ère Clinton. Car, il ne faut pas s’y tromper, si des activistes de l’opposition congolaise au parti de Laurent Gbagbo, le FPI, en passant par le parti d’extrême gauche malien, Sadi, tous félicitent Donald Trump pour sa victoire, ce n’est pas pour se réjouir de la future politique africaine du nouveau Président US, il ne s’est pas exprimé sur le sujet pendant sa campagne. Ils saluent avant tout la chute de la maison Clinton et la promesse d’une redistribution des cartes. Ils célèbrent ce qu’ils espèrent être la fin de cette « diplomatie de la démocratie » avec son corolaire le droit d’ingérence et, plus tard, sa version sophistiquée : la responsabilité de protéger qui permit de mettre en place et de tenir à bout de bras des présidents comme Paul Kagamé ou Kabila père et fils. De Bill et le revers cinglant de l’opération "Restore Hope" en Somalie en 1993 à Hillary et les opérations de 2011 : "Restaurer  la paix et la démocratie en Côte d’Ivoire" [1] ; "Protecteur Unifié" en Libye, les années Clinton ont été des années sombres pour toute l’Afrique. Le livre de Jacques Hogard tombe donc à point nommé car l’ouvrage revient sur une page de l’histoire la plus dramatique du continent qui illustre parfaitement l’implication des Clinton en Afrique. Une page qui n’est, d’ailleurs pas complètement tournée puisque les conséquences des événements de 1994 continuent, chaque jour, d’endeuiller la République Démocratique du Congo.

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Election présidentielle américaine : qui est Huma Abedin ?
04 nov, 2016 Patricia Lalonde

Le 28 octobre dernier, soit quelques jours avant le scrutin présidentiel du 8 novembre 2016, James Comey, le directeur du FBI annonçait la réouverture de l’enquête sur les emails d’Hillary Clinton. Au détour d’une investigation sur Anthony Weiner, pris dans une affaire de pédophilie, les policiers du FBI sont tombés sur 650 000 emails de la candidate démocrate. Anthony Weiner est l’ex-mari, d’Huma Abedin, plus proche collaboratrice et confidente d’Hillary Clinton. Si ces emails révélaient une gigantesque affaire d’espionnage qui pourrait menacer la sécurité des Etats-Unis, cela pourrait coûter son élection à Hillary Clinton. Mais qui est Huma Mahmood Abedin ? Et pourquoi s’est-elle servie de l’ordinateur de son mari pour abriter une correspondance entre Hillary Clinton, alors Secrétaire d’Etat, et elle-même ? C’est ce que les enquêteurs essayent de comprendre.

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Aux sources de l'échec de la coalition contre l'Etat islamique
24 oct, 2016 Leslie Varenne

Entretien avec Fabrice Balanche, agrégé de géographie, ancien directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient à la Maison de l’Orient. Il est actuellement chercheur invité au Washington Institute.

Au cours de l’histoire, il a toujours été mis en place des coalitions et elles remportaient des succès assez rapides. Cette coalition contre l’Organisation de l’Etat islamique (EI), qui comprend les pays occidentaux, les monarchies du Golfe et la Jordanie, obtient des résultats militaires très peu probants. Est-il possible de dire que les causes de cet enlisement sont dues aux divergences sur le futur de la Syrie et de la région ?

La coalition est minée depuis le départ par des dissensions sur les buts de guerre. A la base, au milieu de l’année 2014, cette coalition correspondait à la volonté des Américains de forcer la main des pays du Golfe pour qu’ils acceptent la destruction de l’EI et pas la destruction du régime de Bachar el-Assad. L’Arabie Saoudite finance al-Nosra, (ce groupe lié à al-Qaeda a changé de nom et est devenu Fatah al-Cham), via des groupes intermédiaires, et le Qatar a même financé l’EI jusqu’au printemps 2014 pour nuire à l’Arabie Saoudite puisqu’elle soutient le groupe jihadiste concurrent. Barack Obama a sifflé la fin de la récréation, mais son autorité sur les pétromonarchies du Golfe est limitée. L’Arabie Saoudite et le Qatar sont entrés dans la coalition en trainant les pieds, mais en échange ils ont obtenu le soutien des USA dans leur guerre au Yémen.

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Joe Biden met Bruxelles et Kiev dos à dos
26 sept, 2016 Bruno Husquinet

La conférence de Joe Biden sur « le futur de la politique étrangère américaine » est passée totalement inaperçue, pourtant le vice-président des Etats-Unis s’est livré à un exercice de franchise déconcertant. Il a exposé l’état des lieux de sa doctrine et sa vision concernant le dossier ukrainien. Devant le public du Council on Foreign Relations, Joe Biden a révélé que les Etats-Unis avaient forcé l’Europe à adopter des sanctions contre la Russie. En des termes simples, il a résumé la position européenne lors des événements de 2014 : « avant que vous [américains] ne deveniez Président [en Ukraine], le pays était dirigé par les Russes, de toute façon. Ils avaient un Président-marionnette là-bas. Quelle différence cela fait-il pour nous ? Pourquoi nous forcer à prendre des sanctions ? »

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Joe Biden met Bruxelles et Kiev dos à dos
26 sept, 2016 Bruno Husquinet

La conférence de Joe Biden sur « le futur de la politique étrangère américaine » est passée totalement inaperçue, pourtant le vice-président des Etats-Unis s'est livré à un exercice de franchise déconcertant.

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Pourquoi l'Amérique comprend mal le monde, de Paul R. Pillar
11 sept, 2016 Hajnalka Vincze

A l’approche de la présidentielle US, il n’est sans doute pas inutile de méditer sur l’exceptionnelle continuité de la politique étrangère américaine, que ce soit entre George W. Bush et Barack Obama ou entre William (Bill) Clinton et Ronald Reagan. Certes, la première marque de la politique étrangère d’une grande puissance est toujours ses invariables, quels que soient les hommes et les circonstances. Cela étant dit, l’Amérique est un cas à part. Elle se caractérise à la fois par une vision déformée de son rapport avec le « reste du monde » et par une incapacité flagrante à corriger cette déformation initiale, qui découlent, toutes les deux, directement de sa géographie et de son histoire.

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Les grandes manoeuvres économiques
06 juil, 2016 Bruno Husquinet

Sanctions contre la Russie (3/3)

Plus de deux ans après, il existe deux lectures radicalement différentes sur l’histoire des événements en Ukraine.
Pour Moscou, la révolution ukrainienne est un coup d’Etat organisé par l’extérieur, dans la tradition des révolutions de couleurs puis des révolutions arabes. Le Kremlin dénonce cet interventionnisme visant à renverser illégalement des régimes et craint la contamination à l’intérieur de ses frontières. En Ukraine, il n’a pas hésité à intervenir pour défendre ses intérêts stratégiques en mer Noire. Il a donc tout fait pour y maintenir sa flotte, son accès aux mers chaudes et sa place au milieu de ce carrefour énergétique. L’inauguration d’un monument dédié aux « petits hommes verts », ces soldats russes sans insigne qui ont contribué aux changements politiques en Crimée, est la reconnaissance officielle de l’implication russe.
Pour Bruxelles et Washington, la Russie est devenue un Etat dont il faut se méfier depuis le retour de Vladimir Poutine à la présidence en 2012. Les deux capitales nourrissent des doutes profonds sur la nature démocratique de ce pays et sur la modernisation de son armée, surtout depuis le conflit de 2008 en Ossétie du Sud. L’axe transatlantique voit dans ses agissements une manœuvre géopolitique fusionnant les ambitions de la Russie impériale et soviétique. Il s’agirait donc de manipulations exercées par Moscou afin de déstabiliser certaines régions dans son voisinage proche et y imposer l'influence du « monde russe » tout en bloquant l’expansion de l’Otan. Ces accusations, sous forme de procès d’intention, ont jeté un froid sur les relations Est-Ouest. A ce jour, il y a peu d’éléments concrets qui étayent ces discours antagonistes, comme en témoigne l’imbroglio autour de la qualification juridique de la situation. Ignorant le principe fondamental selon lequel le fardeau de la preuve incombe à celui qui affirme (Affirmanti incumbit probatio), des sanctions ont été prises et ont enclenché une chaîne de réactions, engendrant un schisme en Europe. 

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Coup de grisou dans le Donbass
01 juil, 2016 Bruno Husquinet

Sanctions contre la Russie (2/3)

La première vague de sanctions économiques prise par les Etats-Unis et l’Union Européenne (UE) à l’encontre de la Russie reposent sur une lecture d’une agression russe en Crimée et d’une annexion illégale. Une deuxième série de mesures restrictives a été prise par le tandem USA-UE suite aux événements dans le Donbass. Ces nouvelles sanctions économiques, envisagées dès mars 2014 et mises en place à partir du mois d’août de la même année, sont officiellement justifiées par les « actions de la Russie déstabilisant la situation dans l’Est de l’Ukraine ». Du côté européen, ces mesures, initiées par le Comité des représentants permanents de l’Union Européenne[I], touchent trois secteurs : financier avec la limitation à l’accès aux marchés des capitaux [II]; militaire avec la mise en place d’un embargo sur le matériel; énergétique, avec notamment l’interdiction d’exporter matériel et technologie pour exploiter le gaz de schiste bitumeux et les eaux profondes de l’Arctique. Les enjeux énergétiques ont une place prépondérante dans cette crise. La levée de ces mesures qui nuisent à l’économie russe, mais également à l’économie européenne puisque le Kremlin a mis en place des contre-sanctions, est conditionnée au respect des accords de Minsk. Ces accords, en 13 points, reprennent les mesures destinées à réduire les violences : retrait de l’artillerie lourde, cessez-le-feu, rétablissement de l’unité du pays, en déterminant le statut du Donbass au sein de l’Ukraine et en rendant à Kiev le contrôle des frontières avec la Russie une zone actuellement aux mains des rebelles.

Un jugement prononcé par un tribunal de Kiev le 12 mai 2016 a fait chanceler les fondements de ces sanctions. En effet, la décision, très peu médiatisée, précise : « le tribunal n’a pas pu établir l’existence d’une agression armée russe, faute de preuves suffisantes »

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Les Eparses : des îles aux trésors…
05 mars, 2016 Jean-Pierre Numa

Depuis plus de quarante ans, un litige oppose les autorités malgaches et mauriciennes à la France concernant le statut des îles Eparses. Malgré ces différends, ces atolls ont été intégrés en 2007 comme des territoires d’Outre-mer appartenant aux Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF). Ces îlots de l’autre bout du monde sont précieux à plus d’un titre. Ils concourent à faire de l’Hexagone la deuxième puissance maritime mondiale ; ils sont situés dans le très stratégique canal du Mozambique, une route par laquelle transite 30% de la production mondiale de pétrole ;  ils assurent une présence au cœur de l’Océan Indien ; ils regorgent de matières premières encore non exploitées, pétrole, gaz, minerais. En prime, ils sont une zone de ressources halieutiques exceptionnelle. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que les îles Eparses soient l’objet de lutte d’influence entre Etats. 

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UE-OTAN, la petite différence
07 nov, 2015 Hajnalka Vincze

Patrick Keller, coordinateur pour la politique étrangère et de sécurité de la Fondation Adenauer, oppose d’une part la vitesse à laquelle l’OTAN s’est adaptée à la nouvelle donne sécuritaire issue de la crise en Ukraine, d’autre part l’inertie de l’UE qui, elle, ne s’y est toujours pas adaptée. Un constat qui mérite que l’on s’y arrête.

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Les turpitudes de la CIA en Europe, de nouveau à l’affiche
10 oct, 2015 Hajnalka Vincze

L’arrestation au Portugal d’une ex-agente de la CIA, accusée d’avoir participé au volet européen du programme US de « restitution extraordinaire », pourrait propulser à nouveau sur le devant de la scène cette pratique américaine, tout à fait particulière, qu’est le kidnapping de présumés terroristes et leur transfert extra-légal vers des pays peu scrupuleux en matière d’interrogatoire.

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L’Amérique craint pour « son » ordre mondial
29 sept, 2015 Hajnalka Vincze

Un récent rapport du Service de recherche du Congrès américain (CRS) se penche sur le « Changement dans l’environnement international de sécurité et les potentielles implications pour la défense ». Les formules de prudence cachent à peine que, d’après le rapport, une mutation a bel et bien eu lieu, marquée par la « tactique du salami » (tranche après tranche) pratiquée par Pékin en Mer de Chine orientale et la « guerre hybride » menée par la Russie en Ukraine. Cette nouvelle donne sécuritaire se caractérise par « le renouvellement de la compétition entre les grandes puissances » et « la remise en cause de certains éléments de l’ordre mondial dominé par les Etats-Unis ».

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L’OTAN reçoit un souvenir des Tours jumelles
28 sept, 2015 Hajnalka Vincze

En déplacement sur la côte Est des Etats-Unis, le Secrétaire général de l’OTAN n’a pas manqué de rendre hommage aux victimes et aux survivants du 11 septembre. Et il n’est pas parti les mains vides. 

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Les chars US en Europe vont être repeints en camouflage « forêt »
04 sept, 2015 Hajnalka Vincze

Jusqu’ici en couleur « désert », en raison des opérations au Moyen Orient, les chars et autres véhicules blindés américains stationnés en Europe vont être repeints en vert « forêt » dans les prochaines semaines.

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L’OTAN cherche à contourner la règle du consensus
25 aout, 2015 Hajnalka Vincze

Le jour s'approche-t-il où l’Amérique pourra, de son seul fait, entraîner l’ensemble de l’OTAN dans une guerre ? La question n’est hélas pas aussi surréelle qu’elle n’y paraît. A la réunion ministérielle de l’Alliance, fin juin, le SACEUR (commandant suprême) « a reçu l’autorité d’alerter, de mobiliser et de préparer les troupes » de son propre chef, en attendant le feu vert du Conseil pour le déploiement sur le terrain. Mais soyons réalistes : les troupes déjà sur le tarmac, les avions prêts à décoller, les tambours battants – difficile d'imaginer comment un Etat membre réticent oserait, à ce stade, monter au créneau pour arrêter la machine de guerre de l’Alliance.

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Le Pentagone co-auteur du prochain Livre blanc britannique
08 aout, 2015 Hajnalka Vincze

Lors d’une conférence à la Chatham House sur l’avenir de la grande alliance navale UK-USA, le Secrétaire à la Défense britannique, Mike Fallon, a avoué publiquement que la rédaction du prochain SDR (Strategic Defence Review, une sorte de Livre blanc d’outre-Manche) se fait avec la « participation directe » du Pentagone. 

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« We do bad things to bad people »
07 juil, 2015

Signe de l’intérêt grandissant des Etats-Unis pour le continent africain les Bérets Verts vont être redéployés de l’Afghanistan et de l’Irak vers l’Afrique de l’Ouest et du Nord.

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Racket américain et démission d'Etat
02 janv, 2015 Leslie Varenne, Eric Denécé

Le 19 décembre 2014, l'assemblée générale des actionnaires d'Alstom a autorisé la vente des activités de sa branche Energie à General Electric (GE). Une nouvelle fois la France a capitulé devant son allié américain en lui cédant dans des conditions litigieuses et rocambolesques les activités rentables et pour partie stratégiques d'un fleuron de son industrie.*

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