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Que faire de la révolution de 1917 ?
07 nov, 2017 Bruno Husquinet

Alors que la révolution de 1917 représente un tournant fondamental de l’histoire mondiale, ce centenaire restera, sans doute, dans les mémoires comme le jubilé le moins commémoré. Récemment, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré qu’il n’y avait rien à célébrer, signifiant ainsi combien le malaise est grand et multiple en Russie comme ailleurs. Selon, l’historien Marc Ferro, les souvenirs de cet événement, pour beaucoup, sont douloureux.

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Ordre moral et conflits armés
09 oct, 2017 Bruno Husquinet

Intervention de Bruno Husquinet lors du Forum International de Kharkiv sur le Droit et le Développement Durable dans un Monde Global (2-6 octobre 2017).

Déjà au 4ème siècle, Saint Augustin observait que sans justice, les royaumes ne seraient que des bandes de criminels à grande échelle. Il ajoutait que là où il n’y avait pas de justice, il n’y avait pas de bien commun. Au 21ème siècle, à l’heure de la globalisation, ses paroles ont conservé toute leur acuité.
Lorsque le terme “globalisation” s’est popularisé dans les années 1970-1980, il s’agissait d’ouvrir plus de marchés et d’assurer la libre circulation des biens et capitaux. Selon Joseph Nye et Robert Keohane, une économie plus connectée engendrait une plus grande interdépendance entre Etats.
En 1991, le modèle Occidental l’a emporté sur le modèle Soviétique. Le libéralisme occidental a étendu ses institutions de commerce et de finance à travers le monde. Il est devenu LE système économique international. Durant la décennie qui suivit, les Etats-Unis ont dominé le monde devenu unipolaire. Ensuite, le mouvement de globalisation a accéléré son rythme de façon exponentielle avec l’explosion d’Internet qui a bouleversé tous les aspects de notre vie. Le monde est devenu un village, comme il était coutume de dire, et l’ère digitale a ouvert un nouvel âge économique.

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Macron dans tous ses Etats
31 aout, 2017 Bruno Husquinet

Alors que beaucoup de Français questionnent la politique du jeune président, sa cote de popularité plonge dans les sondages. Mais en est-il de même dans tous les Etats qu’ Emmanuel Macron dirige ? En effet, depuis 1993 date de l'adoption de la nouvelle constitution d'Andorre, le Président français devient automatiquement, dès sa prise de fonction, co-prince de cette principauté. Une aubaine pour le petit pays que d’avoir un co-chef d’Etat anciennement banquier d’affaires à la banque Rothschild. L’autre co-prince partageant la fonction, est l’Evêque d’Urgel, en place lui depuis 2003.  

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"Adieu Crimée" par Viktor Pinchuk
13 janv, 2017 Bruno Husquinet

Viktor Pinchuk n’est pas metteur en scène et son scénario n’est pas une fiction. Dans les colonnes du Wall Street Journal, le milliardaire ukrainien invite ses compatriotes à « oublier » temporairement la Crimée, mener des élections régionales au plus vite, rendre le contrôle du pays à Kiev et maintenir une équidistance économique et sécuritaire entre le bloc euro-atlantique et la Russie.Le flamboyant quinquagénaire a provoqué l’ire de la classe politique ukrainienne, mais le pavé dans la mare est lancé et ses idées se répandent … au profit de ses affaires aussi.

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Donald contre Donald : du gaz dans la sécurité
16 déc, 2016 Bruno Husquinet

En Europe centrale, les espoirs nés des promesses de développement économique au sein de l’UE, souffrent du vent froid de la disette économique ambiante. En revanche, au niveau sécuritaire, la région allant de Tallin à Sofia se militarise à grande vitesse pour répondre à l’ « agression russe ». En outre, la crise liée à l’afflux de migrants et le repli nationaliste contribuent à cette militarisation. La fée Pétrole vient cependant de refaire son entrée avec l’annonce de Rex Tillerson, CEO d’Exxon, comme chef de la diplomatie américaine.

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Swing moldave : un pas à l'Est
22 nov, 2016 Bruno Husquinet

La Moldavie vient d’élire un président misant plus sur Moscou que sur Bruxelles. Néanmoins, la situation économique, sécuritaire et géographique complexe de Chisinau l’empêche de basculer dans un camp ou dans l’autre.

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Swing moldave : un pas à l’Est
21 nov, 2016 Bruno Husquinet

La Moldavie vient d’élire un président misant plus sur Moscou que sur Bruxelles. Néanmoins, la situation économique, sécuritaire et géographique complexe de Chisinau l’empêche de basculer dans un camp ou dans l’autre. Le gagnant, Igor Dodon, est un homme politique de gauche bénéficiant du soutien de l’Eglise. Son programme de développement socio-économique est basé sur le constat que la Moldavie souffre d’une désindustrialisation, d’une stagnation de développement et d’un niveau de vie peu élevé. Il s’agit donc de relancer l’industrie, qui s’est écroulée durant les années 1990, et d’éviter un sur-endettement de l’Etat. Le PIB de la Moldavie dépend à 43% de ses exportations et selon le nouvel élu, les exportations vers l’UE n’ont pas sensiblement augmenté malgré l’accord de libre-échange mis en place en septembre 2014. En outre, ce rapprochement avec l’UE a desservi les exportations vers la Russie, qui a imposé des sanctions et des limitations sur les produits moldaves. Igor Dodon propose donc d’intégrer l’Union économique eurasienne tout en conservant des accords avec l’UE, à l’instar du Kazakhstan.

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Mer Noire, or bleu
30 oct, 2016 Bruno Husquinet

A l’occasion de la journée internationale de la mer Noire célébrée le 31 octobre, voici un point sur les enjeux stratégiques de la région et l’état des relations d’amicale inimitié qu’entretiennent les pays partageant cet espace maritime. Sécurité, pétrole et intérêts divergents troublent les eaux de l’un des nexus éco-stratégiques les plus complexes.

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« House of - Ukrainian - Cards »
07 oct, 2016 Bruno Husquinet

Près de trois ans après le début des tensions ayant amené un changement de régime en Ukraine, quelques événements clefs de ces dernières semaines nous donnent le pouls de la situation à Kiev, en Crimée et à l’Est du pays. Tout d’abord, dans le cadre de la réunion de l’assemblée générale de l’ONU, la visite du président Porochenko aux Etats-Unis a été fructueuse. D’une part, il est revenu avec les promesses de prêts du FMI et des Etats-Unis, mais aussi avec un potentiel renforcement de l’aide militaire grâce à l’Acte de Stabilité et de Démocratie pour l’Ukraine, passé par le congrès au moment de la visite présidentielle. D’autre part, le Président ukrainien a consolidé le soutien du concert des nations, hormis les non-alignés, bien entendu.

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Libye : Londres accuse Paris
26 sept, 2016 Bruno Husquinet

La Commission des Affaires Etrangères de la Chambre des communes vient de publier un rapport sur l’intervention britannique en Libye.

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Joe Biden met Bruxelles et Kiev dos à dos
26 sept, 2016 Bruno Husquinet

La conférence de Joe Biden sur « le futur de la politique étrangère américaine » est passée totalement inaperçue, pourtant le vice-président des Etats-Unis s’est livré à un exercice de franchise déconcertant. Il a exposé l’état des lieux de sa doctrine et sa vision concernant le dossier ukrainien. Devant le public du Council on Foreign Relations, Joe Biden a révélé que les Etats-Unis avaient forcé l’Europe à adopter des sanctions contre la Russie. En des termes simples, il a résumé la position européenne lors des événements de 2014 : « avant que vous [américains] ne deveniez Président [en Ukraine], le pays était dirigé par les Russes, de toute façon. Ils avaient un Président-marionnette là-bas. Quelle différence cela fait-il pour nous ? Pourquoi nous forcer à prendre des sanctions ? »

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Joe Biden met Bruxelles et Kiev dos à dos
26 sept, 2016 Bruno Husquinet

La conférence de Joe Biden sur « le futur de la politique étrangère américaine » est passée totalement inaperçue, pourtant le vice-président des Etats-Unis s'est livré à un exercice de franchise déconcertant.

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L'extrêmisme violent, d'hier et d'aujourd'hui, en Russie
21 sept, 2016 Bruno Husquinet

 

Le 3 septembre de chaque année, la Russie commémore les victimes des attaques terroristes lors de « la journée de solidarité dans la lutte contre le terrorisme ». La date est symbolique puisqu’elle renvoie à la tragique prise d’otages de 2004 dans l’école de Beslan qui s’est terminée par le décès de 334 personnes. L’histoire récente russe, marquée comme tant d’autres pays par une violence radicale, rappelle la période de terreur du 19ème siècle. Cependant, les enjeux divergent sur le plan idéologique. Hier il s’agissait de mettre fin à l’absolutisme tsariste ; aujourd’hui, les appels à la violence contre le Kremlin sont lancés au nom de la domination du califat islamique.



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Libye : Londres accuse Paris
16 sept, 2016 Bruno Husquinet

La Commission des Affaires Etrangères de la Chambre des communes vient de publier un rapport sur l’intervention britannique en Libye. En termes clairs, les parlementaires affirment que la politique britannique envisageait la protection des civils, mais s’est transformée en politique de changement de régime par la force.

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Sanctions contre la Russie, l'arme de l'alliance transatlantique
10 sept, 2016 Bruno Husquinet

Plus de deux ans après le début des événements en Ukraine,  les sanctions apparaissent clairement comme l’arme privilégiée sur le front économique d’une guerre complexe qui se joue entre le monde transatlantique et le monde eurasien depuis la Baltique jusqu’à la mer Noire.



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Sanctions économiques contre la Russie, l'arme de l'alliance transatlantique
08 sept, 2016 Bruno Husquinet

Résumé du rapport :

Depuis le printemps 2014, plusieurs vagues de sanctions ont été prises à l’encontre de la Russie, essentiellement par les Etats-Unis et l’Union Européenne. Pour la première fois de l’histoire, l’alliance transatlantique a élaboré en commun ces mesures restrictives, divisées en trois catégories : 

1 - sanctions politiques : visant à l’isolation de la Russie de différents forums internationaux et de systèmes de coopérations, notamment avec le G8 ou l’OTAN.

2 - sanctions individuelles : gel des avoirs et restriction de déplacement sur 200 entités environ. Elles ont été reconduites le 7 septembre 2016 par l’UE

3 - sanctions économiques : mises en  place  le 1er août 2014, suite au crash de la Malaysia Airlines, elles ont été renforcées le 12 septembre de la même année, suite à l’échec du Protocole de Minsk I. Ces sanctions économiques touchent trois secteurs stratégiques : tout d'abord la limitation d’accès aux marchés de capitaux qui empêche la Russie de financer d’importants projets, essentiellement dans le secteur énergétique. Ensuite, elles visent à réduire l’exportation de technologies dans le secteur de l’extraction énergétique ainsi que de bloquer le commerce de l'armement.

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Les grandes manoeuvres économiques
06 juil, 2016 Bruno Husquinet

Sanctions contre la Russie (3/3)

Plus de deux ans après, il existe deux lectures radicalement différentes sur l’histoire des événements en Ukraine.
Pour Moscou, la révolution ukrainienne est un coup d’Etat organisé par l’extérieur, dans la tradition des révolutions de couleurs puis des révolutions arabes. Le Kremlin dénonce cet interventionnisme visant à renverser illégalement des régimes et craint la contamination à l’intérieur de ses frontières. En Ukraine, il n’a pas hésité à intervenir pour défendre ses intérêts stratégiques en mer Noire. Il a donc tout fait pour y maintenir sa flotte, son accès aux mers chaudes et sa place au milieu de ce carrefour énergétique. L’inauguration d’un monument dédié aux « petits hommes verts », ces soldats russes sans insigne qui ont contribué aux changements politiques en Crimée, est la reconnaissance officielle de l’implication russe.
Pour Bruxelles et Washington, la Russie est devenue un Etat dont il faut se méfier depuis le retour de Vladimir Poutine à la présidence en 2012. Les deux capitales nourrissent des doutes profonds sur la nature démocratique de ce pays et sur la modernisation de son armée, surtout depuis le conflit de 2008 en Ossétie du Sud. L’axe transatlantique voit dans ses agissements une manœuvre géopolitique fusionnant les ambitions de la Russie impériale et soviétique. Il s’agirait donc de manipulations exercées par Moscou afin de déstabiliser certaines régions dans son voisinage proche et y imposer l'influence du « monde russe » tout en bloquant l’expansion de l’Otan. Ces accusations, sous forme de procès d’intention, ont jeté un froid sur les relations Est-Ouest. A ce jour, il y a peu d’éléments concrets qui étayent ces discours antagonistes, comme en témoigne l’imbroglio autour de la qualification juridique de la situation. Ignorant le principe fondamental selon lequel le fardeau de la preuve incombe à celui qui affirme (Affirmanti incumbit probatio), des sanctions ont été prises et ont enclenché une chaîne de réactions, engendrant un schisme en Europe. 

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Coup de grisou dans le Donbass
01 juil, 2016 Bruno Husquinet

Sanctions contre la Russie (2/3)

La première vague de sanctions économiques prise par les Etats-Unis et l’Union Européenne (UE) à l’encontre de la Russie reposent sur une lecture d’une agression russe en Crimée et d’une annexion illégale. Une deuxième série de mesures restrictives a été prise par le tandem USA-UE suite aux événements dans le Donbass. Ces nouvelles sanctions économiques, envisagées dès mars 2014 et mises en place à partir du mois d’août de la même année, sont officiellement justifiées par les « actions de la Russie déstabilisant la situation dans l’Est de l’Ukraine ». Du côté européen, ces mesures, initiées par le Comité des représentants permanents de l’Union Européenne[I], touchent trois secteurs : financier avec la limitation à l’accès aux marchés des capitaux [II]; militaire avec la mise en place d’un embargo sur le matériel; énergétique, avec notamment l’interdiction d’exporter matériel et technologie pour exploiter le gaz de schiste bitumeux et les eaux profondes de l’Arctique. Les enjeux énergétiques ont une place prépondérante dans cette crise. La levée de ces mesures qui nuisent à l’économie russe, mais également à l’économie européenne puisque le Kremlin a mis en place des contre-sanctions, est conditionnée au respect des accords de Minsk. Ces accords, en 13 points, reprennent les mesures destinées à réduire les violences : retrait de l’artillerie lourde, cessez-le-feu, rétablissement de l’unité du pays, en déterminant le statut du Donbass au sein de l’Ukraine et en rendant à Kiev le contrôle des frontières avec la Russie une zone actuellement aux mains des rebelles.

Un jugement prononcé par un tribunal de Kiev le 12 mai 2016 a fait chanceler les fondements de ces sanctions. En effet, la décision, très peu médiatisée, précise : « le tribunal n’a pas pu établir l’existence d’une agression armée russe, faute de preuves suffisantes »

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Crimée et châtiment
14 juin, 2016 Bruno Husquinet

Sanctions contre la Russie (1/3)

Voici quelques clefs de réflexion sur la  "guerre économique " en cours et ses origines. Cette première partie concerne la Crimée, la seconde étudiera la question du Donbass et la troisième analysera les sanctions elles-mêmes.

Après deux années, les raisons qui ont amené nombre d’Etats à prendre des sanctions à l’encontre de la Russie se dissolvent dans la complexité de la situation ukrainienne actuelle. Suite à la déclaration d’indépendance de la Crimée et au référendum pour son rattachement à la Russie en mars 2014, les Etats-Unis et l’Union Européenne lancent une première vague de sanctions qui reposent sur une lecture d’une agression russe en Crimée et d’une annexion illégale. Très rapidement, d’autres pays les rejoignent et progressivement, ces sanctions s’étendent pour se confondre avec celles liées aux événements du Donbass. Aujourd’hui, curieusement la levée de ce paquet global de sanctions est conditionnée par la mise en œuvre des Accords de Minsk, accords qui pourtant ne concernent pas la Crimée (I).
De son côté, la Russie lance des contre-sanctions, comme mesures de contre-attaque. 

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Triste Syrte
27 avril, 2016 Bruno Husquinet

La bataille de Syrte a eu lieu début octobre 2011 et c’est dans cette ville que Muammar Khadafi a été assassiné le 20 octobre 2011. L’Otan avait déployé des moyens colossaux et les milliers de frappes aériennes ont eu raison du régime en quelques mois à peine. Au front, il y avait certes toute une génération enthousiaste pour la révolution libyenne, mais à leurs côtés œuvraient des combattants islamistes qui avaient leurs propres objectifs. Leur alliance de fait avec les révolutionnaires et la communauté internationale n’était qu’opportuniste et temporaire, ils ont ensuite profité du vide et du chaos pour s’imposer. En 2012, la Libye incarnait un système à haute entropie. La criminalité florissait et les conflits tribaux se multipliaient. Dès lors, les combattants islamistes saisirent l’occasion pour gagner du terrain politique.

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Le "niet" néerlandais : un nouveau coup dur pour l'Ukraine...
09 avril, 2016 Bruno Husquinet

Le 6 avril, un référendum embarrassant sur l’accord d’association Europe-Ukraine a été organisé aux Pays-Bas, occupant actuellement la présidence tournante du Conseil européen. En vigueur depuis janvier 2016, cet accord politique et de libre-échange, refusé par l’ancien président ukrainien Viktor Yanukovich, est à l’origine des manifestations sur la place Maidan et de l’histoire tragique de l’Ukraine des deux dernières années. Après avoir bouté dehors Viktor Yanukovich, les nouvelles autorités de Kiev ont signé l’accord avec Bruxelles. Nonobstant cet état de fait, plus de 400 000 signataires néerlandais ont lancé une double campagne. D’une part, ils ont montré que le peuple d’un pays européen se réservait le droit de s’exprimer sur des questions internationales sans se soumettre à Bruxelles; d’autre part, ils ont manifesté leur opinion négative sur un accord avec un pays où malgré tout, la guerre continue et dont la corruption entache sa réputation de partenaire commercial.

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Le pape François et le patriarche russe Kirill : entre spirituel et politique
10 mars, 2016 Bruno Husquinet

 « Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas. » André Malraux

L’entrevue du pape François et du patriarche orthodoxe russe Kirill à Cuba le 12 février dernier est une première dans l’histoire. Quoique les détracteurs puissent en dire, ce tête à tête et leur déclaration commune furent un moment fort tant dans la substance que dans la symbolique. Par ailleurs, les deux Eglises travaillent depuis longtemps sur ces questions de rapprochement. Avec un jésuite réformateur à sa tête, l’Eglise catholique s’est repositionnée sur le devant de la scène. Depuis le début de son pontificat le pape François a multiplié les gestes forts : réforme de la banque du Vatican ; reconnaissance des scandales de pédophilie ; nombreuses prises de positions politiques, notamment sur les conflits en cours, sur l’écologie et l’économie. Le patriarche Kirill occupe, lui aussi, le devant de la scène en Russie, continuant à faire sortir son Eglise du carcan athéiste soviétique qui avait disséminé les rangs des religieux. Outre le travail de reconstruction de son Eglise, il se positionne également sur les questions de société, sur la défense des chrétiens d’Orient et sur l’Ukraine. 

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Libye : une guerre holistique
12 févr, 2016 Bruno Husquinet

La chronologie de la guerre en Libye démontre que le concept d’ « approche globale » a été mis en œuvre avec la précision d’une horloge suisse tant les décisions et actions se sont imbriquées de manière fluide. Si l’accent a été mis sur l’intervention militaire internationale en soutien à une armée révolutionnaire libyenne, cette guerre holistique dont le scénario a été révélé au cours du mois de mars 2011, s’est menée concomitamment sur six fronts : médiatique, diplomatique, militaire, économique, judiciaire et humanitaire. 

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Le FMI, un acteur de la guerre en Ukraine ?
25 déc, 2015 Bruno Husquinet

Depuis le début de la drôle de guerre en Ukraine, les observateurs restent pantois devant les actions du Fonds Monétaire International (FMI). Dans ce pays, l’institution dirigée par Christine Lagarde s’est montrée particulièrement souple. Le FMI a accordé un prêt à un gouvernement de transition ; à un pays qui n’a pas les moyens de rembourser ; à un pays en guerre ; et n’a pas contrôlé la véritable destination de ces fonds. Toutes choses absolument contraires à ses statuts.

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Les vents tournent
28 nov, 2015 Bruno Husquinet

Partie 2: Azerbaïdjan, pas de changement et détérioration des relations

La relation entre l'UE et l'Azerbaïdjan débute en 1999 lors de la signature d'un Accord de Coopération et de Partenariat. Ensuite, l’UE lance sa politique européenne de voisinage (PEV) en 2004 afin de tisser des liens avec les pays au sud et à l’est de l’UE. Cette politique a été révisée la semaine dernière, sans changement notable. C’est dans ce cadre que l'Union signe un accord avec l’Azerbaïdjan en 2004, suivi d’un plan d'actions ambitieux en 2006. Au sein de la PEV, un partenariat spécial est inauguré en 2009 pour les voisins de l'Est, c’est le partenariat oriental, au sein duquel se retrouve l'Azerbaïdjan avec 5 autres pays. Ce cadre d'accord régional vise à renforcer les échanges commerciaux et la démocratie dans ces pays. L’Euronest en est l’Assemblée parlementaire.

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Les vents tournent
12 nov, 2015 Bruno Husquinet

 Partie 1 : L’Union Européenne courtise le Bélarus et lève les sanctions

Le régime de Minsk est souvent qualifié de dernière dictature d’Europe. Certes, le régime est indéniablement fort, mais depuis la fin de l’union soviétique, il tente avant tout de trouver sa voie. Depuis son indépendance il y a 25 ans, le Bélarus est présidée par M. Loukachenko qui promeut un socialisme de marché. Situé entre le passé et le futur mais aussi entre les différentes forces qui l’entourent au Nord, au Sud et à l’Est, le Bélarus a développé un système qui lui est propre au sein de l’Europe. Sur son flanc Est, la Russie lui rappelle encore et toujours qu’elle est sa seule amie proche sur les plans culturel, économique et militaire. D’ailleurs, la lecture des événements internationaux faite par le Bélarus et la Russie se rencontrent souvent.

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